Au champ des Cigales, pas à pas…

L’installation :

Avant d’accueillir le projet, la zone de la serre était un pré avec des chèvres :

Première étape, le montage :

Après la préparation du sol, mise en place du plan de plantation et tracé des tranchées d’irrigation gravitaire : on optimise le défaut du terrain, en pente dans sa largeur, en créant des cuvettes pour les plants et des tranchées qui les relient les unes aux autres

Paillage en place et belles trouvailles en creusant les cuvettes, un témoin fort dodu de la richesse du sol

La plantation :

Implantation des plants de chanvre qui seront en bonne compagnie avec l’Achillée millefeuille

La croissance :

La floraison :

Chronique d’une explosion florale

L’équipe chargée de l’action insecticide biologique :

Albert le canard – Marie, Jeanne et Simone les cannes – Sarkotte, Maïté, Plic et Ploc les poulettes

Les invités surprise…

Des découvertes plus ou moins chatoyantes 🙂

Sous la serre, beaucoup de nymphe de cigales ont effectué leur incroyable transformation :

Les non-invités dont on se passerai bien…

Culture sur sol vivant : le couvert végétal

En plus du paillage, un couvert végétal constitués d’un ensemble de plantes semées ou spontanées peuple le sol de la serre…

– Ils limitent le ruissellement et l’érosion et évitent la compaction des sols.
– Ils favorisent la vie du sol : l’activité biologique du sol est dopée par la présence de végétation : micro-organismes, vers de terre, carabes, ….Ils favorisent le développement de la faune sauvage en lui offrant le gîte et la nourriture.
– Ils augmentent la matière organique dans le sol : la matière végétale du couvert (racines + parties aériennes) nourrit le sol, particulièrement en azote, en carbone ou en soufre.
– Ils réduisent le développement des adventices en les étouffant et facilite le désherbage et évite l’utilisation d’herbicide.
– Ils créent un mulch (paillage organique) en surface du sol qui diminue l’évaporation de l’eau et empêche la formation d’une croûte de battance.

Sous la serre on retrouve un mélange d’espèces de type :

Les céréales et graminées (Avoine, seigle fourrager, blé, amarante rouge…) et leur réseau racinaire permettant de capturer efficacement les nutriments et de les remonter à la surface, elles apportent carbone et azote tout au long de la culture

Les légumineuses (Trèfles, lotier corniculé, la vesce,…) qui permettent de fixer l’azote atmosphérique et d’enrichir le sol en azote.

Enfin, les non-légumineuses et les crucifères (moutarde, phacélie, carotte sauvage, diplotaxis jaune et blanche…) qui sont pour la plus part pourvues de racines pivotantes qui décompactent les sols, elles apportent également de l’azote à la terre.